Jean-Marie Cavada et Philippe Vigier, Porte-parole du Nouveau Centre saluent le volontarisme du Président de la République en matière de régulation des marchés mais estiment qu'une Europe fédérale pesant de tout son poids est indispensable pour convaincre nos partenaires internationaux.
Le Nouveau Centre se félicite que le Président de la République ait placé le G20 dont la France assurera la Présidence sous le signe d'une régulation et d'une moralisation des marchés financiers, en annonçant qu'il défendrait l'idée d'une taxe sur les transactions financières.
Nous réaffirmons avec force ce que nous proposons depuis 2007 : il est aujourd’hui indispensable de rendre effective une taxe sur les flux financiers afin de limiter les effets pervers de la spéculation et fournir une nouvelle recette fiscale. Notre objectif a toujours été clair : en finir avec une activité financière en total décalage avec l'économie réelle.
Face à une crise qui a largement dépassé les frontières géographiques et qui menace la souveraineté budgétaire de certains Etats, la réponse ne peut être qu'internationale, globale et structurelle pour faire enfin évoluer les mentalités vers plus de responsabilité.
Cette démarche volontariste pour faire un virage décisif vers la régulation doit être soutenue par une Europe fédérale que les centristes appellent de leurs voeux. Les Européens doivent parler d'une seule voix et dire leur ambition de concilier l’économie de marché avec une éthique de la solidarité.
C'est à ce prix seulement que l'Europe deviendra un acteur incontournable sur la scène internationale et contribuer à faire de ce G20 une réussite, préparer la sortie de la crise et créer les conditions de la croissance de demain.