Après la publication, ce jour, par l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) de deux rapports sur les risques sanitaires (perturbation endocrinienne) "avérés chez l'animal et suspectés chez l'homme" liés au bisphénol A et à ses usages dans le secteur de l'alimentation, Sophie Auconie, députée européenne membre de la commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, a estimé :
"Il est urgent de rassurer les consommateurs français et européens sur les effets possibles des emballages tous les jours au contact de leur alimentation. Les études publiées mois après mois se suivent mais ne se ressemblent pas toujours. Il est donc temps que tous les acteurs se mettent autour de la table et définissent une position commune à destination des législateurs que nous sommes. »
« Je me félicite à ce sujet de la réactivité de Nathalie Kosciusko-Morizet qui, en tant que ministre de l'écologie, a annoncé la mise en place rapide d'un 'étiquetage systématique' des produits contenant du Bisphénol A mais aussi l'approche constructive adoptée par l'industrie agroalimentaire qui s'est dite prête à travailler 'en toute transparence' sur 'les meilleures solutions' possibles."
Toujours au sujet de la sécurité alimentaire, l'association "UFC-Que choisir" a révélé aujourd'hui des résultats préoccupants de tests qu'elle a conduits sur la migration des encres alimentaires d'emballages cartonnés vers les aliments qui sont en contact direct avec eux (pâtes, riz, couscous, etc.). Tirant les enseignements de ces études, la députée tourangelle a annoncé :
"Je vais demander au plus vite à John Dalli, le Commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, de prendre position sur ces études et de nous indiquer comment il entend restaurer la confiance des consommateurs en leur alimentation. Il serait très dommageable de rester dans l'incertitude actuelle. Il nous faut dissiper les doutes sur les emballages alimentaires, soit par des études exhaustives rassurantes soit par une législation protectrice de la santé des consommateurs."