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Rudy SALLES représente le Parlement de la Méditerranée à la Conférence sur le Climat de Copenhague

Rudy Salles, Président du Parlement de la Méditerranée, est invité à s’exprimer devant le sommet sur le climat qui se tient actuellement à Copenhague. « Nous sommes très exposés. D’une part la Méditerranée est une mer fermée, donc très sensible aux questions environnementales. Le niveau de développement des pays riverains est très contrasté. On voit bien que certains pays ont les moyens de faire des efforts importants en matière de développement durable alors que d’autres n’en disposent pas. Doit-on pour autant ne rien faire et laisser chacun évoluer selon son rythme ? En matière environnementale, ce n’est pas envisageable car les effets négatifs des uns rejaillissent sur les autres. La pollution ne connait pas les frontières. C’est pourquoi il faut prévoir des systèmes de péréquation permettant les pays développés à aider ceux qui le sont moins pour faire face à ce phénomène climatique qui a une envergure planétaire. »
 
Retenir un message fort

« Le Parlement de la Méditerranée, que j’ai l’honneur de présider, s’investit beaucoup sur ces questions climatiques. Nous avons organisé en novembre à Malte, en coopération avec l’ONU et le Gouvernement Maltais, une Table ronde parlementaire internationale sur la Réduction des Risques de Catastrophe et l’Adaptation aux Changements climatiques. Lors de cette conférence, les représentants de tous les pays m’ont fait le porteur d’un message adopté à l’unanimité : « nous Parlementaires de tous les pays, déclarons la nécessité absolue de trouver un accord juridiquement contraignant, comprenant des mécanismes financiers adéquats et accompagnés d’une technologie appropriée et accessible à tous, qui permette de faire face à cette menace contre l’humanité et d’atteindre les objectifs de réduction des risques de catastrophe. Il est indispensable pour cela de reconnaitre que les mesures d'adaptation aux changements climatiques contribueront non seulement à prévenir les problèmes résultant de la raréfaction des ressources, notamment des conflits et des déplacements de population, mais représentent également une opportunité pour soutenir le développement. Cette prise de conscience doit être générale et s’adresse aussi à chacun d’entre nous pour que changent nos comportements. »