Régionales 2010

Quand M. Patriat s’arrange avec les chiffres…

C’est avec un certain étonnement que je viens de lire le communiqué de François Patriat au sujet du classement de la région Bourgogne par le magazine Capital dans son hors-série de décembre 2009.
Le Président sortant de la région continue de vanter un bilan malgré des indicateurs qui prouvent le recul de la région.

François Patriat dénonce un classement fallacieux mettant en cause, en quelque sorte, le travail de la rédaction de Capital. Il s’agit ici de rappeler que toutes les régions ont été analysées selon les mêmes critères. Si Rhône-Alpes et l’Ile-de-France sont dans le peloton de tête, pourquoi la Bourgogne ne profite-t-elle pas du dynamisme de ces deux régions voisines ? La Bourgogne ne peut plus se résumer à une seule zone de transit entre Lyon et Paris.

Le constat est clair et on l’aura l’occasion de le rappeler avec François Sauvadet: notre région a des atouts qu’il faut absolument valoriser. Notre région a perdu de la compétitivité notamment en termes d’innovation, de créations d’entreprises, de formation des jeunes mais surtout de dynamisme démographique et d’attractivité. Un jeune formé en Bourgogne doit pouvoir avoir les moyens de trouver un emploi en Bourgogne ; ce n’est pas le cas aujourd’hui. Depuis 6 ans, les Bourguignons n’ont pas pu constater d’action visible de la part du Conseil régional pour garder les jeunes et conforter de nouvelles activités.

Nous souhaitons que la Bourgogne retrouve toute sa place dans l’économie française et européenne. Ce sera notre devoir de réveiller la Bourgogne.

Emmanuelle Coint
Porte-parole