En session plénière à Strasbourg, les députés européens ont adopté le projet de budget européen 2011.
Ce projet de budget est à la fois responsable et audacieux.
Pour la première fois depuis vingt ans, le Parlement européen n'a pas voté d'amendement dépassant les plafonds des perspectives financières en cours.
"C'est la preuve d'un esprit de responsabilité du Parlement européen en cette période de crise, sans toutefois abandonner nos priorités politiques en matière d'éducation et de jeunesse. En contrepartie, nous attendons un même esprit de responsabilité de la part du Conseil et de la Commission" soulignent les trois eurodéputés Nouveau Centre.
En effet, compte tenu des compétences nouvelles données à l'Union depuis l'adoption du Traité de Lisbonne et au regard du programme "Europe 2020", force est de constater que les règles actuelles du financement du budget communautaire sont totalement dépassées.
"C'est pourquoi, nous, qui sommes centristes et avons l'Europe chevillée au corps, nous plaidons pour la mise en place d'un véritable budget fédéral européen, disposant de ressources propres afin de pouvoir financer de grands projets industriels tels que ITER ou Galiléo et les priorités d'Europe 2020".
"Le Parlement européen doit être le moteur de ce débat sur les ressources propres. Sans elles, nous n'aurons jamais un budget à la hauteur du projet européen tel qu'imaginé par nos Pères fondateurs.
C'est dans cet esprit et en lien avec les priorités de la Présidence française du G20, que nous avons soutenu un amendement au projet de budget 2011 visant à instaurer une taxation sur les transactions financières" concluent les trois eurodéputés centristes.
Damien ABAD
Sophie AUCONIE
Jean-Marie CAVADA