Philippe Vigier, Secrétaire général du Nouveau Centre, estime que le programme présenté aujourd'hui par le candidat socialiste à l'élection présidentielle, ne résistera ni à l'épreuve de la crise, ni au jugement des Français et des Françaises.
Martine Aubry nous avait prévenus : après plusieurs mois de flou, les Français et les Françaises constatent qu'il y avait bien un loup derrière l'imprécision organisée des propositions du candidat socialiste à l'élection présidentielle.
Son projet est basé sur une prévision de croissance irréaliste, ne présente aucun cap clair pour la sortie de crise, aucun effort d'ampleur pour la réduction de la dépense publique, et une hausse d'impôts de 20 milliards d'euros.
En présentant ses 60 engagements pour la France, François Hollande est aujourd'hui sorti de l'ambiguïté à son détriment :
François Hollande, c'est le droit à la petite retraite et l'impôt sur les classes moyennes ;
François Hollande, c'est l'économie sans banques et le silence radio sur le pouvoir d'achat ;
François Hollande, c'est la non-décision sur les efforts à mener pour moderniser la fonction publique et l'usine à chômage pour les jeunes avec les emplois d'avenir ;
François Hollande, c'est le renoncement sur l'accès aux soins et la désertification médicale ;
François Hollande, c'est la ligne Maginot contre la finance mondialisée ;
François Hollande, c'est l'Europe à 1 avec l'ambition démesurée de renégocier le traité européen du 9 décembre 2011, adopté par 26 pays sur 27.
Un peu de Mélenchon et de Montebourg, un peu de Valls et de Royal, un peu d'Aubry ou quand la gauche parle à la gauche : François Hollande est encore le candidat des primaires socialistes quand plus que jamais, il faut du courage et de la responsabilité pour sortir la France et l'Europe d'une crise économique, morale et politique majeure.