Vie du parti

Pépinière de start-up à l’Essec

La Défense, jeudi 29 septembre 2011

D’emblée, familiarisons-nous avec le vocabulaire horticole. L’Essec soutient deux types d’aides aux jeunes entrepreneurs : l’incubateur et la pépinière.
A Cergy, l’incubateur est destiné aux étudiants qui souhaitent formaliser un projet. A la Défense, la pépinière abrite des audacieux déjà plus avancés dans leur entreprise.

Et c’est à la Défense, que j’ai rendez-vous aujourd’hui avec une petite bande de ces créateurs innovants couvés par l’Essec. A leur disposition dans les locaux immaculés du CNIT, des bureaux, des salles de réunions, téléphones, fax, photocopies. Bref, toute cette infrastructure dont il faut disposer pour lancer sa boite. Un univers stimulant.

Contre 350 euros par poste de travail, l’Essec offre cette mutualisation des outils à une vingtaine de candidats spécialisés dans la création de sites, logiciels et autres applications dans le domaine du marketing, du e-commerce, de la gestion d’énergie, des banques et économies d’entreprises, de la maison connectée, plateforme communautaire de partage de voiture. Autant de projets audacieux et séduisants sur lequel chacun bataille pour trouver sa place dans le monde hyper concurrentiel des grosses sociétés.

Mais l’Essec offre plus encore que du matériel et des bureaux, elle prodigue des conseils, insuffle une énergie et une émulation commune. Car, il faut du courage pour débuter sans appuis dans le monde de l’entrepreneuriat. J’entends les cycles de vente trop long pour une trésorerie débutante, le manque de confiance à priori pour les jeunes pousses, le ticket d’entrée trop élevé pour accéder aux marchés publics, l’absence de statut de ces hommes et ces femmes qui s’investissent à plein dans leurs rêves, les charges de l’Urssaf trop lourdes.

L’entrepreneuriat serait-il réservé à une élite ?, se demande un jeune homme qui travaille à la mise en place d’une application novatrice de gestion de finances personnelles.

Je me réfère à l’exemple d’Israël et ce dispositif extraordinaire d’une agence nationale destinée à la sélection de projets innovants et la possibilité de financements en fonds propres contre des déductions d’impôts. Une initiative qui palie à cette dépendance dangereuses envers des business angels pas toujours fiables.


En Angleterre également, à hauteur de 200 000 £ déductibles, les investissements sont possibles. C’est une voie d’avenir, un mécanisme de solidarité, un nouveau pacte social à mettre en place. Je compte l’intégrer à mon programme.
Première chose à faire, simplifier les procédures administratives qui écrasent les bonnes volontés. Je lance à appel à ces jeunes entrepreneurs pour qu’ils me dressent une liste des démarches à simplifier.