Depuis le début de la législature, et avant même la crise économique et financière, le groupe Nouveau Centre affirme avec constance qu'il serait suicidaire de laisser nos déficits se creuser.
Élections après élections, notre endettement est devenu un puits sans fond, dans lequel tous les gouvernants ont, depuis 30 ans, puisé de manière irresponsable pour financer leurs promesses électorales. La situation, aujourd’hui, est dramatique : un fardeau lourd pèse sur les générations futures, la menace d’un déchirement de notre tissu social se profile.
Depuis 2007, budget après budget, nous avons assumé courageusement un discours de vérité sur la situation de nos finances publiques, sans jamais y sacrifier l'exigence d'un effort de sortie de crise juste et partagé. On n’a pas voulu nous entendre.
- Dès le vote de la loi Travail Emploi Pouvoir d'Achat, le groupe Nouveau Centre a souligné l'injustice et l'inefficacité du bouclier fiscal. Il aura fallu attendre trois ans pour que le gouvernement nous entende.
- Nous n’avons jamais accepté que les plus aisés payent trop peu d'impôts par le jeu des défiscalisations. Depuis quatre ans, nous réclamons sans relâche la réduction des niches fiscales et sociales, un coup de rabot général sur l'ensemble de ces dépenses, et le plafonnement des niches à l'impôt sur le revenu. Le gouvernement commence seulement à nous donner acte de cette clairvoyance.
- En 2008, le groupe Nouveau Centre a déposé une proposition de loi constitutionnelle sur la « règle d’or », visant au retour à l’équilibre des finances publiques. Trois ans plus tard, cette règle d'équilibre budgétaire est enfin adoptée par les deux Assemblées. Nous demandons maintenant au Président de la République de proposer un référendum au peuple français pour inscrire la règle d'or dans le marbre de la Constitution, comme l'ont fait les Allemands et les Espagnols.
Aujourd'hui, la crise économique mondiale confirme nos analyses et valide les propositions que nous avons défendues. Le groupe Nouveau Centre n'en tire aucun motif de satisfaction. Il est temps que l’ensemble des forces politiques rejoignent les parlementaires centristes dans ce combat pour préserver notre modèle social.
Nous sommes à la croisée des chemins. Il est urgent que la France mette en œuvre les réformes nécessaires pour retrouver une compétitivité économique, préserver nos emplois, muscler notre outil de production, protéger les intérêts de nos entreprises et de nos salariés dans la mondialisation.
Au moment où débute à l'Assemblée nationale l’examen du budget pour 2012, qui doit permettre à la France de respecter son engagement de revenir à un déficit inférieur aux 3 % du PIB en 2013, le groupe Nouveau Centre propose une réforme fiscale et budgétaire cohérente, articulée autour de trois principes, pour engager une dynamique vertueuse et construire une France socialement plus juste, fiscalement plus équitable et économiquement plus forte, prête à relever les défis de demain.
Pour lire les propositions du groupe Nouveau Centre, suivez ce lien.