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Les eurodéputés socialistes pris à leur propre piège

Alors qu'un accord tardif a pu être trouvé aujourd'hui sur le budget 2011, les eurodéputés français de l'euro-circonscription Sud-Est Damien Abad, Michel Dantin, Gaston Franco, Françoise Grosstête et Dominique Vlasto, qui se sont rendus à Cadarache en Septembre dernier, regrettent le choix qui a été fait par certains groupes politiques, notamment les socialistes, de fragiliser le projet ITER, seul projet de recherche fondamentale à long terme dans lequel l'Union européenne joue un rôle moteur.

"En reportant le vote sur le financement d'ITER, les socialistes ont fait la preuve de leur irresponsabilité et de leur incohérence", dénoncent les eurodéputés français de l'euro-circonscription Sud-Est.

"Il est en effet irresponsable de se priver de 600 millions d'euros d'excédents budgétaires sur le budget européen 2010 pour financer ITER.
Nous retrouvons là l'attitude classique des socialistes qui sont plus une force d'obstruction que de proposition, un groupe qui n'arrête pas de jouer contre l'approche communautaire et contre l'idée même d'une Europe forte et unie tournée vers la croissance et l'innovation" poursuivent les eurodéputés français.

"Nous dénonçons aussi l'attitude incohérente du groupe socialiste qui a fait volte-face sous la pression des Verts.
Ce sont les Gouvernements Jospin, Schroder et Prodi qui ont lancé le projet ITER, et ce sont les eurodéputés socialistes qui tentent aujourd'hui de l'enterrer alors même que l'Union européenne a pris l'engagement international de faire un apport supplémentaire de 1,3 milliard d'euros en juin dernier, pour sécuriser ce projet crucial pour notre sécurité énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique.
Les socialistes français devront expliquer à leurs électeurs la "double peine" qu'ils viennent de leur infliger en fragilisant un projet créateur d'emplois pour la région PACA et en se privant de crédits européens disponibles dans un contexte de crise où l'argent public européen se fait rare" concluent les eurodéputés français du PPE.             

Damien ABAD