Le débat initié au Parlement par le Nouveau Centre par l'intermédiaire de la proposition de loi déposée par Jean Dionis du Séjour et Charles de Courson sur la compétitivité de l'agriculture française s'amplifie à la suite de l'examen en commission ce matin.
Nous nous réjouissons notamment de la prise de position des principaux leaders syndicaux agricoles sur l'urgence d'une réponse française face à l'injustice relative aux distorsions de concurrence dont sont victimes les agriculteurs français au regard de leurs voisins européens.
Nous nous réjouissons également de la prise de position du Ministre en faveur d'un allègement de charge pour le travail permanent.
La proposition de loi a clairement joué son rôle de catalyseur nécessaire pour ouvrir ce débat jusqu'à présent bloqué.
L'examen en commission de la proposition de loi à l'Assemblée Nationale en présence du Ministre ce matin a donné lieu à un débat intense et un consensus partagé sur la réalité des distorsions de concurrence et sur la volonté d'agir avant la fin de l'année.
Il s'agit donc aujourd'hui de trouver un chemin politique pour que ce consensus se transforme en compromis pour améliorer ensemble la compétitivité de l'agriculture française.
Si la proposition de loi soutenue et cosignée par 113 députés (NC, UMP et appartenant à aucun groupe) a été rejetée par un vote en commission après l'annonce de la recherche d'un compromis, elle sera examinée dans l'hémicycle le jeudi 14 avril.
Il reste donc 15 jours pour aboutir à ce compromis de consensus entre le Gouvernement et l'Assemblée Nationale. Pour Jean Dionis du Séjour et Charles de Courson, ce compromis devra être structurel et significatif, il est d'ores et déjà exclu qu'il se résume à une disposition symbolique ou cosmétique compte tenu des enjeux majeurs pour nos agriculteurs.