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26.03.2010 : Interview d'Hervé Morin au Paris-Normandie

Vous venez de lancer un appel au rassemblement à la famille centriste. Quel est l’objectif ?

Avec le Nouveau Centre, nous nous sommes fixé l’objectif de faire revivre l’UDF. Hervé de Charette, Anne-Marie Idrac et près de la moitié du groupe centriste au Sénat nous ont d’ores et déjà rejoints. Ce matin avec Jean Arthuis et Nicolas About nous avons lancé un appel dont l’objectif est de réunir la diaspora centriste, encore trop éclatée. Cette famille a toujours existé dans la vie politique française.

Au lendemain des Régionales, comment faire entendre la voix de la famille centriste dans les régions ?

Nous avons fait des listes d’union, c’est pour continuer de porter des projets en commun.

Alors que dans certaines régions, le Nouveau Centre créé des groupes autonomes, la Haute-Normandie ne fait-elle pas figure d’exception puisque vous aurez un groupe commun avec l’UMP à la Région ?

C’était le souhait de Catherine Morin-Desailly, et des colistiers Nouveau Centre. La constitution d’un groupe n’est qu’une question de moyen, cela n’empêchera pas Catherine de s’exprimer et de faire entendre notre voix et notre sensibilité centriste au Conseil régional.

Serez-vous présent à la séance d’installation du conseil régional ?

C’est au-delà de mes forces…

L’appel au rassemblement de la famille centriste a pour but de préparer la Présidentielle 2012. Serez-vous candidat ?

Nous avons construit un collectif qui amènera les deux groupes parlementaires à travailler en commun et en amont pour porter un message identique à l’Assemblée et au Sénat. Ce collectif travailler à l’élaboration des statuts et des fondations d’une nouvelle formation politique. Nous aurons les statuts avant la fin de l’été. Cette formation politique devra porter un message à la Présidentielle et il appartiendra alors aux militants de déterminer qui sera notre candidat à l’élection présidentielle.

Ce sera vous-même ?

Il est trop top pour parler de personne, c’est un choix qui appartiendra aux militants le moment venu.

La naissance de ce nouveau mouvement vous conduit-elle à sortir du giron de l’UMP et du Comité de liaison de la majorité présidentielle ?

Non. Nous sommes dans une alliance. Il n’y a pas de doute là-dessus. C’est toute la différence avec la démarche de François Bayrou, qui, lui, maintenant, penche à gauche. Nous, nous avons une alliance naturelle, compte tenu des valeurs que nous portons, avec un parti de droite qui est l’UMP, comme l’UDF avait cette alliance avec le RPR.

La création du nouveau parti ne risque-t-elle pas de vous fragiliser au sein du gouvernement ?

Je préside déjà un parti politique. Nous évoluons pour changer de dimension et de volume.