François Sauvadet, Maurice Leroy et Jean-Christophe Lagarde, le n°2 du Nouveau Centre ont annoncé qu’ils allaient voter Nicolas Sarkozy. Vous n’inspirez pas confiance à vos amis ?
Que des membres du gouvernement appellent à voter pour le président de la République, c’est normal. Le N°2, c’est Iznogoud, qui veut être calife à la place du calife. Heureusement que j’existe, sinon on ne parlerait jamais de lui.
Vous êtes toujours candidat ?
Je ne parcours pas la France tous les jours pour simplement visiter du pays. Je veux porter un projet politique que je veux responsable et sincère. Je veux dire aux Français que les temps seront durs et qu’il faut un effort collectif du pays, d’où ma proposition de travailler 37 heures par semaine pour le redressement du pays.
Vous avez rencontré Nicolas Sarkozy vendredi. Il vous a dissuadé de vous présenter ?
Nous avons parlé de la situation politique et économique et nous sommes convenus que nous n’en dirions pas plus sinon que le dialogue a été franc et courtois.
A Bordeaux quel va être le thème que vous allez aborder ?
A Bordeaux, je compte aborder la question du handicap. Pour redonner au pays de l’optimisme c’est un sujet capital.
C’est un sujet auquel vous êtes sensible ?
Je m’enorgueillis d’avoir été le président du premier parti qui a élu une personne souffrant de handicap à la tête de sa section jeune, et celle-ci a été élue ensuite parlementaire européen.
Quelles propositions allez-vous faire à Bordeaux ?
Je souhaite que les personnes handicapées soient considérées comme capables d’apporter plus que comme des personnes qui demandent. Au travail, leur présence parmi des gens sans problème est une leçon de courage, une leçon de vie pour tous. C’est un message plus important que des mesures chiffrées.
Au-delà, je souhaite que l’on prévoit une orientation et une qualification qui permette vraiment une insertion professionnelle. Qu’il ne soit plus question de donner aux handicapés toujours les mêmes formations, alors que les entreprises seraient prêtes à embaucher des personnes handicapées dans d’autres secteurs si elles étaient formées.
Avez-vous d’autres idées ?
Nous devrons considérer que la Prestation de compensation du handicap (PCH) soit indépendante des revenus du conjoint. Elle doit être une prestation au titre du droit à l’autonomie à la personne. Il faudrait créer un revenu spécifique d’existence propre aux personnes handicapées. Enfin, nous aurons besoin de rendre notre société accessible, aussi bien pour les lieux publics que les transports. Il faut continuer dans cette voix.