Script du discours :

Mesdames et Messieurs,

Lorsque l’on aborde le thème des Femmes, on se rend rapidement compte que tout a été dit, écrit, analysé ; toutes les déclarations de bonnes intentions ont été faites et toutes les chartes existent sur le sujet, qu’il s’agisse de celles des Nations Unies, des institutions européennes ou des déclarations successives des hommes politiques au pouvoir.

Jeudi 3 février 2011

Rendez-vous à quatorze heures avec la directrice du Bus des femmes, association loi 1901 créée en 1994 pour travailler avec et pour les personnes prostituées. 

Le Parlement a adopté jeudi dernier la proposition de loi  visant à favoriser la parité entre les hommes et les femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises. Alors qu'aujourd'hui 15, 3 % de femmes sont présentes dans les conseils d’administration, cette loi fixe un objectif de 40 % de femmes pour le 1er janvier 2017 dans les entreprises et dans les établissements publics à caractère administratif, industriel et commercial. Le premier palier à atteindre est de 20 % de femmes minimum d'ici janvier 2014.

Monsieur le Président,
Madame la Ministre,
Madame la rapporteure,
Mes chers collègues,
 
Nous sommes aujourd’hui réunis dans cet hémicycle pour la seconde lecture d’un texte qui a finalement été assez loin de faire consensus entre notre Assemblée et le Sénat.
Le groupe Nouveau Centre vous avait fait part de son souhait de voir le débat posé autrement et je vous le rappellerai aujourd’hui afin de poser les termes de la problématique qui entoure ce type de dispositions législatives.


En cette journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Sophie Auconie, Présidente de l'association Femmes au Centre et députée européenne, a tenu à s'exprimer à ce sujet :" Aujourd’hui, je pense à Marie Trintignant, à Joanna Tavera, à Kavidha et à toutes ces femmes anonymes qui sont chaque jour les victimes des violences de leurs conjoints."


Quelques chiffres font froid dans le dos et sont particulièrement alarmants : chaque année, 75 000 femmes sont victimes d'un viol tandis qu'une femme sur dix est l'objet de violences conjugales.

Ce matin, à la reprise de séance, le ministre Eric Woerth a annoncé que le gouvernement avait entendu ceux qui réclamaient plus de justice et plus d'équité, en l’occurrence les femmes. Ainsi répond-il positivement aux amendements que le groupe centriste a déposé il y a une semaine, à savoir le maintien de l’âge de départ à taux plein à 65 ans pour les personnes (ce sont le plus souvent les femmes) ayant dû s’arrêter temporairement pour élever un enfant handicapé, ainsi que pour les femmes ayant eu trois enfants.

Monsieur le président, madame la ministre d’État, madame la secrétaire d’État, madame la présidente de la commission spéciale, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, la discussion de la présente proposition de loi visant à renforcer la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes s’inscrit dans le cadre de la « grande cause nationale 2010 de la lutte contre les violences faites aux femmes », annoncée le 25 novembre 2009 par le Premier ministre. M.
Madame la secrétaire d’État, la discussion de la proposition de loi visant à renforcer la protection des victimes, la prévention et la répression des violences faites aux femmes a démontré que notre assemblée peut échanger sur un sujet d’une telle importance, en dépassant les controverses partisanes habituelles. C’est réconfortant.
Monsieur le président, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, nous examinons une proposition de résolution qui vise à harmoniser les législations européennes en matière de droits des femmes. Aussi permettez-moi de rappeler, dans un premier temps, quelques-unes des avancées qui ont eu lieu au niveau communautaire en matière d’égalité des hommes et des femmes.